MARATHONMANS

MARATHONMANS

LE PITCH DU MARATHON DE BERLIN

En ce 28 novembre 2012 nous sommes allés conquérir la Prusse, et, à notre grand désespoir, avant même le départ nous avions perdu deux pilliers de l'équipe.
Retrouvailles à l'aéroport des ex-mangeurs de rillettes : 2 palois et 2 montrougiens.

Après un vol sans histoire (ou presque*) et une arrivée dans une ville pleine d'histoire, nous prenons nos quartiers dans le no man's land de Berlin.
Pris en charge dès l'aéroport par nos accompagnatrices de Sportifs à bord elles nous dirigent vers notre hôtel et nous remettent dossards, puces, maillots.... que du bonheur, pas besoin de se rendre au village marathon, et c'est 1/2 journée de gagnée.

A 36 heures de notre défi, nous voilà partis en quête de notre 1ère pasta : chez "VAPIANO" (qui n'a pas volé son nom... au bas mot 1 h d'attente à piétiner, non prévu dans notre plan d'entrainement).
Notre 2ème restaurant pasta n'aura d'italien que son nom... la cuisson et le goût des pâtes laissant à désirer.
3ème pasta (veille du marathon) après une entrée remarquée de Soizic... nous installons tables et chaises dans le vestibule de l'hôtel, entre la porte de sortie et la porte des toilettes ! Enfin regroupés, buffet de pâtes à volonté, et bien que commençant à avoir une overdose c'est bien là que les pâtes furent les meilleures.

Samedi matin, 29 septembre : 3 heures de visite commentée de Berlin en bus. Ce qui nous donne un bon aperçu de la ville, très étendue, très verte, très aérée, grands boulevards, mais en plein travaux.
L'après-midi, notre responsable de groupe (un marathon man(s), devenu parisien...), à la rigueur allemande ("je ne veux voir qu'une seule tête") nous conduit au Reischstag pour une visite très intéressante et vue à 360° sur Berlin.

Dimanche, réveil matinal : 5 h 30 pour un petit déjeuner énergétique avec du bon pain noir allemand et... 6 gâteaux sport pour 6 coureurs !
Gonflés à bloc, accompagnés par Elisabeth et Dula (Sportifs à bord) jusqu'au départ, nous rejoignons nos SAS parmi les 40963 participants, sous un grand ciel bleu, température idéale.

Le signal de départ est donné par un lâcher de milliers de ballons ; l'adrénaline est au plafond.
Des coureurs du monde entier, des spectateurs tout au long des 42 km nous encouragent, des musiciens rythment la course.

Le 1er semi se passe bien pour nous 6 ; chacun son rythme, son objectif.
Au 22ème kilo, nous les filles (Maud et Soizic) nous retrouverons un accompagnateur chargé de victuailles... qui nous accompagnera jusqu'à la ligne d'arrivée (une médaille pour lui aussi, bien méritée).
Les garçons sont "ceinturés" par leurs gels et se lesteront de ceux-ci de manière très programmée (pas d'entorse au plan d'entrainement) ; quant à nous, les filles, nous respectons tous les ravitos : thé sucré et bananes.

Il reste un semi... douleurs au genou, au dos, commencent à se faire sentir.
Les crampes apparaissent au 35ème, le mur au 37ème... étirements, marche, et ça repart, on s'accroche à la musique et on aperçoit l'emblématique porte de Brandenburg... il ne reste plus que 300 m avant le dernier Bip de la puce sur la ligne d'arrivée.

Le parcours est plat, propice à la performance : de 3 h 37 à 4 h 19 pour l'équipe de marathon mans.
Mais, c'est sans compter sur nos ressources... après un bon bain, nous voilà repartis pour un "décrassage", quelques kms de marche pour passer vers "Checkpoint Charlie" "le QG d'Hitler"... et cette fois-ci nous nous offrons une bonne bière et rêvons d'un bon jarret ou d'une bonne choucroute...

Epreuve plus difficile que le marathon (!) nous cumulons les kms pour trouver notre restau tant espéré...on finira par trouver un restaurateur accueillant, "chaleureux", et comme tous, complet... nous dinerons finalement, tardivement, en terrasse... chacun sous un plaid rouge, un grand moment ! Retour à l'hôtel à 23 h avec des kms dans les jambes.

Le rendez-vous au petit déj. du 1er octobre : on se lâche ! régime oublié, tout est bon dans le cochon...

Notre avion de retour étant dans l'après-midi du lundi, on se permet la visite d'un musée sur l'ancienne RDA. Puis, un ravitaillement en Vodka "Gorbatschow" (véridique) et un peu moins typique mais néanmoins indispensable à Stéphane des M § MS !

Retour à l'aéroport, toujours avec nos accompagnatrices de Sportifs à bord, qui nous ont bien dorloté : organisation au top, à recommander, et avec qui nous repartirons c'est sûr.

Elisabeth remettra à chacun "sa feuille de route" avec nos temps de passage, vitesse moyenne, durée du 1er semi, du second... la plus régulière aura 2 minutes d'écart entre les deux semis, course sans cardio, sans chrono... au feeling !

Si le marathon est un véritable test d'endurance c'est aussi une source d'accomplissement, et ce fut à l'unanimité un super week end.


* merci au petit sac de Lufthansa (pour Isabelle),
* merci à Catherine pour ses kleenex... d'un grand secours à notre ami Didier qui a laissé fondre son nounours en chocolat dans sa poche de pantalon !


Retrouvez les photos de leur périple, ici et .